« Tu vas jusqu’où ? » ou le récit d’une traversée de Belledonne… improvisée

Écrit par – 16 avril 2014

chamrousse

5h30 Chamrousse : pas d’idée précise du circuit du jour juste l’envie d’aller faire une bambée dans Belledonne. J’oriente mes spatules vers la croix de Chamrousse. La piste est dure, m’obligeant à sortir les crampons, qui peut m’expliquer pourquoi les dameuses font ces vaguelettes au lieu d’une surface lisse ?

croix de chamrousse

6h06 Croix de Chamrousse : c’est le crépuscule ; j’aurais juste un peu de luminosité pour la descente sur les Lac Roberts. Des lacs je poursuis vers le col de la Grand Vaudaine puis vers le sommet de la Grande Lauzière. La montée est en neige dure, je fais de nouveau une partie en crampons.

grande lauzière belledonne

7h15 Grande Lauzière : enfin les premiers rayons de soleil. J’attaque la descente de la face nord prudemment, j’ai lu la veille quelques compte-rendus sur Skitour qui parlent de neige vitrifiée en versant nord. La neige est effectivement dure mais pas vitrifiée dans la partie raide. En revanche, en bas, il y a de grandes zones vitrifiées.

Logiquement une fois rejoint les lacs des Doménons, je remet les peaux pour la Croix de Belledonne.

croix de belledonne

7h55 Croix de Belledonne : c’est magnifique, pas un pet de vent. Conditions parfaites. Je poursuis par le couloir des Rochers Rouges qui n’est pas très bon aujourd’hui.

rochers rougesEntrée du couloir des rochers rouges, mais qui a réalisé cette plantation ?

Et qu’est-ce que je fais maintenant ?

Le circuit habituel, Grande Lance, Grand Colon ? Tout ça n’est pas très excitant. Je préfère voyager un peu vers le Nord, au pire je ferais du stop pour rentrer.

Je descends vers le lac Blanc puis je monte au rocher de l’Homme tout le long en crampons.

8h45 Sommet du rocher de l’homme : Je chausse les skis un peu en contrebas puis je me dirige vers l’entrée du couloir Nord. La pointe du bâton m’indique que la neige est dure. Je renonce à m’y engager et je redescends l’étroiture côté sud pour contourner par l’épaule. Il y a trois semaines avec Thomas Warnier nous avions pu descendre par le couloir nord, c’est plus élégant et ça fait gagner un peu de dénivelé pour la remontée au col de la Mine de Fer mais aujourd’hui je ne veux pas prendre de risque inutile.

col de la mine de fer

Au Col de la mine de Fer, mon téléphone vibre. Un sms s’affiche : « ça va ? » me demande Estelle, ma femme, qui n’aime pas me savoir seul en montagne. Moi : « Oui ».

brèche de roche fendue

9h10 Brèche de Roche Fendue : Je traverse sur le pas de la Coche sur une moquette haut de gamme. C’est top. Deux petites montées à pied puis de nouveau une traversée descendante et je retrouve la montée de la Belle Etoile côté sud. Parti avec 750 ml de boisson, je suis maintenant à sec. Heureusement le petit ruisseau des Combes me permet de refaire le plein.

10h30 sommet de la Belle Etoile : premières rencontre de la journée avec deux autres solitaires. L’un venant du versant sud, l’autre du Pleynet. J’en profite pour me faire tirer le portrait.

belle étoile

Je ne m’attarde pas trop et descends sur les Lacs des 7 Laux où je refais de nouveau le plein dans le ruisseau. Je file en direction du Rocher Blanc par le col de l’Amiante. Mauvaise option, le couloir est croûté, je m’enfonce péniblement à chaque pas. J’aurais du emprunter le couloir sud-ouest.

En remontant les combes vers le rocher Blanc mon esprit s’évade, je me demande pourquoi je fais ça. La montagne c’est tellement beau, pourquoi passer comme un avion, j’en rate la moitié ? Je ne sais pas, peut-être que je n’arrive pas à guérir de cette époque de compétition où j’avais le niveau de gagner. Maintenant il ne me reste plus que des projets pareil pour me faire remarquer. Peut-être qu’il y a autre chose, un peu comme quand tu apprends à lire au début : les lettres, après les mots et ensuite tu fais des phrases. Aujourd’hui j’ai le niveau de faire des phrases alors pourquoi balbutier.

11h45 sommet du Rocher Blanc :

Et qu’est-ce que je fais maintenant ?

rocher blanc

L’idée de tenter la traversée jusqu’aux Grands Moulins me titille. Ce matin j’ai déjà parcouru 4500 m de D+ rapidement. La neige est dure et compacte. Le bulletin indiquait hier un risque 1-2.  Je me dis que j’ai largement le temps de poursuivre dans des conditions pas loin d’être optimales. Go !

J’envoie un sms à Estelle : « Je suis au Rocher Blanc, ne m’attendez pas pour manger, je continue un peu et je rentrerais en stop ».  Hum !

Je descends dans la combe Madame jusque un peu au dessus du refuge. Je croise 7 personnes en train de monter. Ce sont les dernières que je verrais ce jour.

La montée suivante au col du Tepey est éprouvante. Le soleil tape fort et la neige ramollie en surface glisse sur la couche dure.

12h45 Col du Tepey

col du tepey

De là il faut descendre main gauche et remonter sur une petite épaule depuis laquelle on descend pour regagner la montée à la Selle du Puy Gris côté Maurienne.

Toujours aucune trace, une combe plein sud, un vrai four, la neige qui colle sous les peaux et une trace à faire dans une neige ramollie sur 10 cm en surface. Dessous la neige est compacte, je ne suis pas inquiet des conditions nivo mais la fatigue se fait sentir. Dans ma tête j’essaye de visualiser ce qu’il reste à faire et je doute. Serais-je capable d’arriver au bout ?

Un nouveau sms d’Estelle : « tu vas jusqu’où ? »

Moi : « On verra, la neige est stable, pas de risque » Hum !!

13h20 Selle du Puy gris

J’entame la descente direction le refuge de l’Oule. Un peu en amont je remets les peaux pour remonter au Col du Moretan. Une barre énergétique m’échappe et glisse 50m plus bas. Merde, je ne peux pas la laisser, c’est « mal ». Pourtant je n’ai aucune envie de redescendre, je suis un peu entamé. Quelques secondes plus tard j’y vais quand même  c’est « bien ».

Le soleil est de plomb. Je me traîne. Aucune trace récente de ski pour m’aider un peu. Dommage, je fais le travail.

14h Col du Morétan :

col du morétanau fond la pointe de Comberousse et la selle du Puy Gris à gauche.

Une pensée pour Olivier Pilon dit « La pile » tellement il avait d’énergie. Nous avions fait ensemble des sorties mémorables dans ce secteur.

Je plonge sur le vallon du Merlet.  A partir d’ ici je suis sûr de ne voir plus personne (déjà que). C’est le coin le plus sauvage de Belledonne, le domaine des Chamois.

Je refait le plein dans le vallon  soit 1 litre 1/4. Je sais que je ne trouverais plus d’eau jusqu’à la fin. Est-ce que ça suffira ?

La traversée et la montée au dessus du refuge du Merlet sont fatigantes : ça enfonce, ça colle et ça chasse par endroit. Je rejoins une croupe déneigée, plus efficace.

Arrivée sur la crête puis petite descente et montée au Col du Crozet,  Toujours cette couche ramollie qui glisse sur la couche dure, c’est pénible et épuisant, il faut essayer de taper latéralement pour ancrer dans la couche inférieure. Je me traîne, je suis cuit !!! Il reste 200 m pour le col mais j’ai peur de ne pas y arriver. Je m’arrête à chaque conversion pour souffler, j’évite de regarder trop souvent vers le haut, ça me déprime, d’habitude les cols s’approchent plus vite.

Pour me motiver je me promet de faire une grosse pause juste après le Col, au refuge des Férices.

15h30 Col du Crozet

col du crozet

Enfin le col, au fond à gauche les Grands Moulins, dernier sommet de la traversée. Je plonge tout de suite vers le refuge des Férices et vers la pause promise. Je réfléchirais après pour savoir si j’ai le courage de continuer.

Refuge des Férices

refuge des férices

Je refais les accus à l’énergie solaire et essaie de manger ces infâmes barres énergétiques goût Pizza. Beurk… Je repense à Stéphane lors de notre traversée en 2011. Nous étions resté bloqués ici à cause des cumulus qui bourgeonnaient. Cétait la purée de pois et en plus on ne savait pas où passer pour atteindre les Grands Moulins. C’est là qu’il avait sorti les sandwichs et le coca, trop bien. Il me racontait encore l’histoire des deux alpinistes qui arrivent au sommet de l’aiguille Verte : l’un deux s’assoit et sort deux pommes de son sac, l’une d’elle lui échappe et tombe, il dit « Merde… TA pomme … ». J’en rigole encore.

Sms d’Estelle : « T’es où ? »

Moi : « Au refuge des Férices, je fais une pause ».

Estelle : « Tu fais quoi après ? ».

Moi : « A priori je finis ».

Estelle : « Tu finis quoi ? » (je n’ai pas capté le message tout de suite, je n’ai pas répondu).

Après cette pause je remets les skis pour tester la machine. Si je n’avance pas plus vite qu’avant c’est pas la peine de continuer. Mais ça va mieux, le rythme est correct même si cette neige est fatigante, je progresse.

Aujourd’hui dans un sens, c’est aussi une journée de travail, hum!  Je teste les nouvelles Morpho Black et un prototype de fixation Ultimate allégée à 60 gr. Je suis vraiment épaté par l’efficacité de la membrane d’étanchéité. Déjà 11 heures que je skie et j’ai toujours les pieds secs.

traversée de belledonne 16

Maintenant il faut jouer à saute mouton le long de la crête qui mène aux Grands Moulins, vers la tête de la Perrière. Je vais chercher des zones déneigées pour éviter cette mélasse et monter plus vite. Les descentes sont bonnes, dans une neige molle mais pas pourrie.

traversée de belledonne 17

18h10 Grands Moulins : enfin j’y suis. D’ici il y a encore pas mal de distance (10km à vol d’oiseau) mais pratiquement que des descentes entrecoupées de toutes petites montées.

A ma gauche on devine l’itinéraire qui reste a suivre sur la croupe a moitié dégarnie.

Avec un peu de chance il y aura suffisamment de neige pour poursuivre à skis le plus loin possible.

Mais avant de continuer j’essaye d’organiser mon rapatriement depuis mon point de chute : le Col du Grand Cucheron. Ce col se trouve au fond de la vallée des Huiles. Moins d’une dizaine de voitures passent par là tous les jours donc il ne faut pas compter faire du stop. J’appelle Estelle qui va passer quelques coups de fil  avant de trouver un taxi prêt à venir me chercher dans ce « trou ».

col de la perche

Dernière montée au Col de la Perche, d’ici il faudra longer la croupe jusqu’au col du Grand Cucheron à 7,5 km à vol d’oiseau.

il est 19h30 quand j’arrive à 1450 m sur la route forestière. Je mets les skis sur le sac pour finir à pied, me perds un peu dans la forêt puis je finis par trouver la route et mon taxi.

Je suis heureux, j’ai fait un beau voyage.

Il y a trois semaines avec Thomas Warnier nous avions du stopper aux Férices à cause des risques de coulée, c’était une superbe sortie qui restera gravée dans nos esprits.

Je suis heureux, j’ai fait un beau voyage. Un voyage intérieur aussi avec mes amis disparus. Aujourd’hui j’étais plus proche d’eux, je voyais les courbes fluides du Steph qui volait sur la neige. J’entendais mon Pil qui hurlait « trop bon ». Mais je n’oublierais jamais ce jour où nous sommes partis à trois et revenus à deux. La détresse de sa femme, ses enfants hystériques… Putain de corniches !!! Si vous lisez ce texte faites gaffe, surtout dans le massif du Mont Blanc : vous évoluez sur une neige béton dans un air froid au dessus d’une corniche exposée plein  Est. Vous vous sentez en sécurité sur cette neige dure mais en dessous, c’est un four, le soleil bas rayonne perpendiculairement et creuse la corniche par dessous. Si elle cède elle pourra vous prendre même en retrait de la falaise à cause de la carapace de neige qui fait poutre.

 

L’idée de cette traversée, c’est de tracer un itinéraire logique qui traverse le massif de manière élégante, en se tenant le plus près de la dorsale et en passant par quelques sommets. J’aime aussi l’idée de le faire sans assistance.

Avec Stéphane en 2011 nous étions passés par la Grande Lauzière, le Rocher Blanc et les Grands Moulins. C’est un super souvenir car c’était l’aventure, nous ne savions pas si c’était possible. Cette fois j’ai ajouté la Croix de Belledonne, le sommet du Rocher de l’Homme et le Pic de la Belle Etoile. Ainsi c’est à peine plus long et encore plus chouette.

Mes amis « Steph » et « La Pile », même si vous étiez avec moi aujourd’hui, vous me manquez cruellement.

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Chamrousse Recoin – Col du Grand Cucheron = 7800 m de dénivelé positif / 8300 m de dénivelé négatif.

Distance en lignes brisées de point haut à point bas =57 km

Matériel utilisé :

  • Skis Dynastar Pierra Menta pro rocker Carbon
  • Chaussures = Morpho Black
  • Fixations= Ultimate 2
  • Crampons aluminium
  • Peaux Pomoca Race

Retour du salon des sports d’hiver de Munich ISPO 2014

Écrit par – 25 février 2014

C’est l’occasion pour nous de révéler officiellement deux événements importants pour l’entreprise Pierre Gignoux.

Dynafit : la chaussure carbone RC1 by Pierre Gignoux

Benedikt Böhm, le patron de Dynafit, est un personnage hors norme puisqu’à 37 ans il dirige une entreprise leader dans ce domaine mais il est également connu pour ses records d’ascension des plus hauts sommets de la planète comme le Manaslu à l’automne 2013 en seulement 15h du camp de base au sommet à 8156 m d’altitude.

Cet été il nous a sollicité pour le développement d’une nouvelle gamme de produits haut de gamme appelée « Dynafit by Pierre Gignoux ».

La RC1, chaussure de ski-alpinisme présentée officiellement à l’occasion de l’ISPO à Munich, est la sœur de la Morpho 400. Couplée à la fixation RC1, elle forme l’ensemble le plus léger du marché a égalité avec le pack Ultimate2.

Les chaussures RC1 sont entièrement fabriquées par nos soins à Saint Martin d’Uriage dans les Alpes Françaises

Ce partenariat permet à Dynafit d’être présent sur le segment du marché du haut de gamme et d’assurer à notre entreprise une pérennité certaine grâce aux volumes diffusés par Dynafit. Cependant notre entreprise reste indépendante et nous continuerons de fabriquer dans nos ateliers à Saint Martin d’Uriage et de vendre en direct notre propre gamme de produit.

 

photo PG_BB encadréPierre Gignoux et Benedikt Boehm sur le stand Dynafit à Ipso – Munich

Communiqué de presse de Dynafit : DYNAFIT_press_information_pierre_gignoux_1415_fr

Pierre Gignoux à fond avec Salomon

En 2009 nous avons commencé à travailler sur une chaussure de ski nordique avec une construction originale basée sur une coque 100% carbone accueillant un chausson amovible.

Après quelques dizaines de prototypes le résultat fut au-delà de nos espérances avec un gain significatif en montée raide, un bon confort et une excellente skiabilité. Cette construction a notamment permis de diviser par deux le poids des chaussures – de 650 gr par pied nous sommes descendus à 325 gr par pied.

Suite à une rencontre avec Salomon, l’équipe de testeurs a immédiatement validé le concept, point de départ de notre collaboration en 2011. Après une période de transition de deux saisons durant lesquelles nous avons eu le plaisir de fabriquer les chaussures des meilleures athlètes de la planète et de voir nos produits monter sur les plus hautes marches des podiums de coupe du monde ou des championnats du monde, Salomon a pris le relais avec une production à plus grande échelle et une diffusion désormais chez les détaillants. Certains de nos produits sont encore présents lors des JO de Sotchi.

La chaussure remodelée par les ingénieurs de Salomon sera disponible dès l’hiver prochain 2014/15 chez les détaillants.

http://revolution.salomonnordic.com/fr/

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Ces partenariats avec deux entreprises, Salomon et Dynafit,  parmi les plus performantes sur leur marché respectif sont une reconnaissance incontestable des capacités d’innovation et du savoir-faire de notre petite entreprise.

Nous sommes très fiers de ces collaborations qui se déroulent dans un climat de confiance entre gens passionnés et que nous souhaitons durables.

The ISPO winter show was held in Munich in january

Écrit par – 24 février 2014

This is an opportunity to announce  two important events for Gignoux company.

Dynafit : RC1, the full Carbon skiboot by Pierre Gignoux

Benedikt Boehm the Dynafit  boss is an extraordinary character :  37 year-old,  he runs a leading company in this field but he is also famous for speed mountaineering. Last year, he climbed the Manaslu 8156 m high in only 15 hours from base camp to the summit.

Last summer Benedikt called me to talk about a potential partnership between Gignoux Company and Dynafit. He plan to launch a new line named « Dynafit by Pierre Gignoux ».

The RC1 carbon ski boot, introduced officialy at ISPO, is the sister of the Morpho 400. Coupled with the RC1 binding, they are the lightest pack of the market like the Ultimate pack.

These ski boots are entirely designed and manufactured by our team in Saint Martin d’Uriage,  in french Alps.

With this partnership, Dynafit enlarges his range of products in the top race segment of the market with a full carbon shell and our company gain more comfortable and sustainable status.

Our company remains independent and we will continue to design, manufacture and sell our own products.

photo PG_BB encadré

Pierre Gignoux and Benedikt Boehm – Ipso – Munich

 

 Partnership Salomon – Gignoux

In 2009, we studied a nordic skiboot with a new construction : a 100% full carbon  shell with a removable liner.

After dozens of prototypes the result was beyond our expectations, with a sinificant gain in steep ascent, good comfort and excellent skiability. This particular construction enable a drastic reduction of the weight: the carbon ski boot is 50% lighter  than a classic one : 325gr per boot instead of 650gr per boot.

The first presentation of our new ski boot to Salomon  test team was a success, they validated  immediatly the concept and we started our partnership in 2011. After a transition period of two seasons during which we had the pleasure of making shoes for best athletes in the world, and see our products climb the highest rungs of the World Cup or World Championship, Salomon has taken over with a production on a larger scale and distribution to retail stores.

http://revolution.salomonnordic.com/fr/

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These partnerships with two companies, Salomon and Dynafit, among the best in their respective markets are an undeniable recognition of innovation capabilities and expertise of our small company.

We are very proud of these collaborations between passionate people that take place in a climate of trust that we want sustainable.

Rencontre avec Fritz Barthel, inventeur du système LowTech

Écrit par – 23 février 2014

Sur le salon Ispo j’ai eu la chance de rencontrer une de mes idoles : Fritz Barthel inventeur du système LowTech.

Fritz m’a raconté le début de cette aventure passionnante qui a démarré il y a 30 ans. A l’origine une ascension du Mont Blanc trop fatigante qui a fait dire à Fritz qu’il ne recommencera plus jamais avec un matériel pareil. Quelques prototypes plus tard son matériel lui donnant satisfaction il essaye de vendre son idée à différents fabriquants dont Salomon, Raichle ou Dynafit… mais sans succès.

Au bout d’un certain temps, il arrive enfin à convaincre Dynafit d’intégrer des inserts sur certaines chaussures qu’il achète à Dynafit avant de les revendre avec les fixations. Finalement, quatre années plus tard Dynafit intègre le produit dans sa gamme et à partir de cette date Fritz percevra des royalties sur les chaussures vendues.

 

photo pg_fb recFritz Barthel, à gauche, et Pierre Gignoux à Ipso – Munich

Appointment with Fritz Barthel, inventor of Lowtech system

Écrit par – 23 février 2014

Fritz told me the beginning of this exciting story that started 30 years ago.

Originally an ascent of Mont Blanc too tiring, told me Fritz. So he was sure that he will not do it again ever with such a material. A few prototypes later his equipment was working and he tried to sell his idea to various manufacturers including Salomon, Raichle or Dynafit… but without success.

Finally he convinces Dynafit to incorporate the steel insert in some boots that he buys to Dynafit before reselling them with bindings  Four years later Dynafit decided to integrate the product in its range and from that date Fritz receive royalties on boot sold.

photo pg_fb recLeft, Fritz Barthel the man who revolutionized the ski binding touring and Pierre Gignoux