Partis mardi 8 mai à 5h15 des Fontanettes au sud-ouest du massif, ils foulent en premier le Mont Charvin, début d’une longue série de seize montées et descentes de pentes, de couloirs et de passages en arêtes. 10h30, 6500 m de dénivelé positif et 35 km plus tard, ils achèvent leur dernière descente, celle du point culminant du massif, la pointe Percée, par ailleurs parcours le plus technique et le plus difficile de la journée.

Stéphane Brosse avait déjà tenté cette traversée en solitaire l’hiver passé. Mais la chaleur et l’absence de compagnon l’avaient fait abandonner à mi-chemin. Conjuguant leurs envies et leurs projets, Kilian et Stéphane qui se connaissent bien, se sont rapidement associés pour retenter cette traversée, accompagné de Mathéo Jacquemoud, révélation du ski-alpinisme français en 2012 et aspirant-guide. Bien préparés, en forme, Stéphane connaissant très bien le terrain, ils se sont élancés dès que les conditions se sont montrées favorables.

Côte matériel, comme dit Stéphane « pas grand chose ». Traduisez : une combinaison, une veste dans le sac, quelques barres de céréales et biscuits. 1,25 l d’eau pour Stéphane, 0,75 l d’eau pour Kilian (ils se sont ravitaillés en eau au col des Aravis à mi-chemin). Deux paires de peaux chacun et bien sûr la pelle, la sonde et l’arva. Pas de crampons, jugés inutiles par Stéphane compte-tenu des conditions. Des skis et bâtons en carbone, et pour Stéphane et Kilian les dernières chaussures XP.

« Le nouveau modèle XP est idéal pour ce genre de sortie, léger bien sûr mais surtout avec un chaussant très près du pied qui offre une grande précision. Ces chaussures sont très agréables pour évoluer sur des arêtes où la précision est également essentielle. Je n’ai pas rencontré de souci d’étanchéité avec la combinaison qui couvre complètement la chaussure. J’ai commencé à avoir les pieds mouillés à cause de la transpiration puis de la neige lourde et detremprée des deux dernières descentes, celle du Charvet et de la pointe Percée » confie Stéphane.

Cette belle traversée, qui en appelle d’autres (rendez-vous le 29 mai pour en savoir plus www.summitsofmylife.com) sollicitant non seulement des qualités physiques et techniques mais également des valeurs d’entraide et de solidarité auxquelles nous sommes attachés, est avant tout une belle aventure entre amis. Bravo à vous trois.

photo : S. Brosse

L’épreuve suisse tant attendue par les 728 équipes inscrites aux deux grandes courses (Zermatt – Verbier) fut une édition très mouvementée. Après un arrêt de la première course durant la nuit de mercredi 25 à jeudi 26 – seule la petite course au départ d’Arolla a pu se dérouler – ce fut le tour de la petite de rester à Arolla. La grande course a pu cependant partir de Zermatt dans la nuit de vendredi 27 à samedi 28 mais fut à son tour stoppée à Arolla en raison des risques d’avalanche sur la seconde partie du parcours. Ce qui a permis tout de même d’établir un classement à Arolla. Une consolation malgré tout pour tous les participants. Une précédente annulation avait eu lieue en 2002 pour des raisons similaires.

C’est l’équipe franco-espagnole Jornet-Jacquemoud-Bon Mardion qui l’emporte devant les favoris suisses vainqueurs en 2010 avec une minute et 30 secondes. Troisièmes on retrouve une équipe française Sevennec- Favre et Buffet à 10 min. Chez les femmes, Laetitia Roux, Mireia Miro et Séverine Pont-Combe s’imposent également devant l’équipe suisse avec une avance considérable de 22 min. Les italiennes Martinelli, Pedranzini et Pellissier abandonnent.

Kilian reconnait que la victoire de son équipe doit aussi beaucoup aux circonstances. Le temps retenu pour établir le classement fut celui du passage à Arolla alors que la course a été arrêtée plus loin : « c’est dommage de gagner ainsi mais au moment de l’arrêt de la course, nous étions devant« .

La saison s’achève sur cette note en demie teinte cependant avec de belles victoires pour les membres du team XP dont Laetitia et Kilian dont nous nous réjouissons.

honneur aux féminines

l’équipe masculine gagnante

Que retiendras-tu de cette saison de ski-alpinisme qui va bientôt s’achever ?

Plein de souvenirs, plein de bons moments, de la bonne neige, des sorties en montagne, des amis, des voyages… ça été la saison où j’ai maintenu la forme la plus constante, de la première à la dernière course je n’ai pas eu de moments moins biens et cela m’a permis de faire des bons résultats mais surtout de profiter de toutes les courses.

La semaine prochaine tu vas courir la Patrouille des Glaciers avec Mathéo Jacquemoud et William Bon Mardion. Au vu de la saison qui vient de s’écouler vous semblez vraiment très bien placés. Tu es confiant ?

On est une bonne équipe, on s’entend très bien, on a déjà couru ensemble et on est des bons amis. Avec Mathéo on s’entraîne souvent et il a été la révélation de la saison. Quoi dire de William, qui vient réaliser une saison spectaculaire. On essayera d’être prêts, mais il y aura des équipes très fortes en face. (ndlr : 435 équipes de patrouilleurs vont prendre le départ de la seconde course dans la nuit de vendredi 27 à samedi 28).

Qui sont vos meilleurs adversaires pour la PDG ?

Les suisses (Florent Troillet, Yannick Ecoeur et Martin Anthamatten, vainqueurs de la dernière édition de la PDG en 2010) sont les favoris. Ils réussissent toujours ici, ils préparent la PDG depuis le début de saison (ndlr : lire l’article « Prêt pour gagner » du Nouvelliste). Mais ils ne sont pas les seuls. Les deux équipes italiennes : Manfred Reichegger (vainqueur de la Pierra Menta 2012), Matteo Eydallin (second de la Pierra Menta 2012) et Damiano Lenzi, d’une part, Lorenzo Holzknetch, Pietro Lanfranchi (3ème de la Pierra Menta 2012 avec Bon-Mardion) et Michele Boscacci, d’autre part, sont là aussi!

Est-ce que l’une des difficultés du ski-alpinisme n’est pas de trouver le « bon » équipier ? Avec Mathéo Jacquemoud, est-ce que tu n’as pas trouvé (ou retrouvé) un équipier avec qui cela fonctionne bien ?

Le ski alpinisme c’est la course par équipe aussi, et c’est très difficile de trouver un bon coéquipier. Car ce n’est pas seulement que les deux équipiers doivent avoir le même niveau physique et des caractéristiques techniques similaires mais il faut aussi avoir une bonne entente, une bonne amitié. Avec Mathéo on s’est entraîné souvent cet hiver et déjà l’été dernier. On se connait depuis longtemps et on a une bonne amitié. Mathéo il est arrivé, mais il va durer longtemps!

Que penses-tu de l’évolution du circuit mondial avec l’apparition des épreuves de sprint et de relais et la disparition des épreuves par équipe hormis aux championnats du monde et d’Europe ?

On a vu une évolution du ski alpinisme. Si bien le sport est ancien, la compétition à haut niveau n’est que très jeune et il faut évoluer. On est en discussion constante avec la fédération Internationale (l’ISMF) pour la développer ensemble. Les sprints, les relais et les épreuves verticales sont facilement accessibles aux spectateurs et offre du spectacle tout en restant sur un format “court”. L’individuelle est l’épreuve reine de la Coupe du monde. Le circuit par équipes reste sur les grandes courses où on peut retrouver l’essence du ski-alpinisme.

Il semble que deux circuits co-existent désormais : le circuit de coupe du monde et le circuit des grandes épreuves. Qu’en penses-tu ? Regrettes-tu que ces dernières ne soient pas intégrés au circuit mondial ?

Je regrette qu’elles ne soient plus unies, sous le même parapluie de l’ISMF. Elles sont très compatibles. C’est deux visions du même sport, deux façons de nous montrer au monde. Mais cela n’entraîne pas des divisions. J’ai autant du plaisir sur une coupe du monde Individuelle, que dans un sprint urbain au centre de Tromso que sur les arêtes de la Mezzalama. Il faut travailler ensemble, sur deux concepts différents qui peuvent vivre en parallèle.

Penses-tu que le ski-alpinisme deviendra un jour une discipline olympique ? Le souhaites-tu ?
Je ne sais pas, j’entends la discussion depuis 2002 quand j’ai commencé à courir. Je pense qu’il y a des progrès et qu’on le verra bientôt, je ne sais pas si je le connaîtrai comme athlète mais surement après. Mais le bonheur sera le même. L’important est de ne pas perdre l’essence du sport. Olympique oui, c’est un rêve, mais pas à tout prix.

Enfin en 2013 cela fera 10 ans que Pierre Gignoux et Stéphane Brosse ont établi un temps de référence sur le Mont-Blanc (ndlr : lire l’article  « MONT BLANC : la course contre le record » sur Volopress). Depuis personne n’ a tenté de l’améliorer. Cela te donne des idées?

Ils ont fait très fort Pierre et Stéphane en 2003! Ce sont des bons copains et on en discute ensemble. C’est sûr que c’est un rêve pour tout skieur alpiniste… On attendra les conditions et que la forme soit là pour voir…

Merci Kilian d’avoir répondu à nos questions et surtout bonne fin de préparation! A suivre sur www.facebook.com/kilianjornet

Quelques images tournées par Kilian Jornet lors d’un entraînement/reconnaissance de la PDG avec ses deux coéquipiers.

Nina Silitch, américaine chamoniarde et habituée du circuit mondial, s’impose avec panache samedi dernier lors l’épreuve de sprint de la dernière étape de coupe du monde courue en Norvège à Tromso. Une première pour elle mais également pour son pays qui réalise ainsi sa meilleure performance en ski-alpinisme.

Bravo! Et bravo à elle pour sa persévérance tout au long de la saison ! L’article sur le blog de Nina.

Nina nous fait le plaisir de poser pour la presse locale en XP.

L’épreuve du sprint s’est déroulé dans la ville même de Tromso et, il faut le noter, sous le soleil.

Nina à l’honneur

Deux épreuves ont composé cette dernière étape courue en Norvège : samedi un sprint dans la ville de Tromso gagné par le suisse Marcel Marti et l’américaine Nina Silitch et dimanche, une individuelle sur les hauteurs avec vue sur la mer, remportée par William Bon Mardion et Mireia Miro suite à une pénalité donnée à Laetitia pour avoir loupé une chicane dans la dernière descente. Malgré leurs victoires respectives, ils terminent chacun second du classement général laissant Kilian et Laetitia sur la plus haute marche.

Phots de Daniel Kvalvik

La saison tire à sa fin et s’achèvera avec la tant attendue Patrouille des Glaciers du 25 au 28 avril en Suisse; on y reviendra.

A l’issue des trois jours d’une épreuve à rebondissement, Kilian Jornet et Matheo Jacquemoud se sont finalement imposés devant William Bon Mardion et Pietro Lanfranchi, seconds, et les vainqueurs de la Pierra Menta 2012, Lorenzo Holznecht et Manfred Reichegger, troisièmes. Une victoire obtenue non sans mal où chacune de de ces trois équipes aura connu son lot de bons jours et de moins bons jours, finissant tour à tour première, seconde ou troisième. Mais Kilian et Matheo en gagnant l’étape du dimanche, comblant ainsi leur retard du 1er jour et finissent avec un peu plus de 3 min d’avance sur Bon Mardion et Lanfranchi qui voient s’échapper une possible victoire.

Du côté des femmes, Laetitia retrouve sa coéquipière habituelle, Mireia Miro. A elles deux, elles écrasent leurs poursuivantes les italiennes Martinellei et Pedranzini en leur infligeant 44min d’avance à l’issue des trois jours.

Podium du tour du Ruitor

A voir sur le site de la course, 3 vidéos, dont les plus belles images ont été tournées sans hélico : http://tourdurutor.com/site/fr/content/photo-et-video Une belle leçon de glisse nous est donnée par Kilian et Matheo le second jour (à 3min50sec).

Ce week-end là, se déroulait également le Grand Beal, l’épreuve doyenne des Hautes-Alpes avec 23 éditions, comptant pour le classement de la coupe de France. Adrien Piccot s’impose avec l’espoir Leo Viret. Rebelote le week-end suivant à la Transvanoise, cette fois-ci avec Yann Gachet. Avec 4 victoires sur les 5 manches, il s’adjuge, d’ores et déjà, la 1ère place de la coupe de France.

Enfin pour clore ce week-end, Yannick Buffet s’imposait à l’épreuve Cols et Cimes Hauts au départ de Chamonix. Yannick qui, dans une autre registre, a établi un nouveau record, juste après la Pierra Menta, en 22 min 29’05 (devant Kilian Jornet en 22 min 34’71) aux épreuves nocturnes des Dynafit Ski touring à Courchevel.

Prochain rendez-vous, la dernière étape de la coupe du Monde en Norvège à et autour de Tromso. Laetitia et Kilian devraient logiquement s’imposer au classement général.

Une semaine après la Pierra Menta avait lieu sur la Marmotta Trophy la 3ème étape de la coupe du Monde. Une occasion à ne pas laisser passer pour Laetitia et William Bon Mardion, respectivement 2nd et 3ème de l’épreuve beaufortaine. Si Laetitia s’impose avec près de 2 min d’avance sur Mireia Miro, William Bon Mardion aura eu du mal à se défaire de Kilian Jornet, l’un passant tour à tour devant l’autre. Bon Mardion, finit par s’imposer, de peu, seulement 23 sec. Un scénario très semblable à la précédente épreuve de coupe du monde courue sur l’Etna, juste 2 secondes en moins! Ces deux là sont fait pour s’entendre!
Matheo Jacquemoud confirme sa grande forme, en finissant 3ème au général (et premier espoir) à l’issue également d’une très belle course. Reichegger et Holzknetch, récents vainqueurs de la pierra Menta s’emparent de la 4ème et  5ème place.
Le week-end prochain, Kilian et Mathéo courront cette fois-ci ensemble lors du tour du Rutor, épreuve de la Grande Course, sur un format similaire à celui de la Pierra Menta, sur 3 jours.
Les photos de l’épreuve : www.flickr.com/photos/marmotta-trophy/
Kilian et Laetitia conservent leur première place au classement général de la coupe du monde, qui s’achèvera en Norvège le 14 et 15 avril dans les alentours de Tromso. La saison se concluera sur une très grande épreuve, la patrouille des Glaciers fin avril.
Ce week-end avait lieu également le championnat de France par équipe auquel participait Yannick Buffet en équipe avec Didier Blanc. Seulement Alexis Sevennec et Valentin Favre, gonflés à bloc, ne laissent pas une miette dès le début à Yannick et Didier Blanc franchissant la ligne d’arrivée avec 11 min d’avance. Une belle performance.
Kilian en ultimate des pieds à la tête

Les coureurs et coureuses italiens se sont logiquement imposés à l’issue de quatre journées de course haletantes. Manfred Reichegger et Lorenzo Holznetch, ont réussi à maintenir dimanche leur écart acquis la veille sur les seconds au général, Matteo Eydallin du team XP et Denis Trento. Pour la dernière étape, les équipes de tête ont offert un beau spectacle, Reichegger et Holznetch arrivant en même temps que Bon-Mardion et Lanfranchi, 3ème au général.

Yannick Buffet, autre membre du team XP, finit avec son co-équipier suisse, Yannick Ecoeur, 6ème. Kilian Jornet lui emboîte le past à la 7ème place après avoir effectué chauque jour une belle remontée. Enfin Adrien Piccot, et son co-équipier Philippe Blanc s’emparent de la 15ème place, un résultat

Chez les femmes, les italiennes Pedranzini et Martinelli, tout en ne remportant que la première étape du jeudi, demeurent sur la plus haute marche du podium, inscrivant ainsi une 5ème victoire à leur palmarès, Laetitia et sa co-équipière suisse Séverine Pont-combe n’ayant pas réussi, malgré leur victoire sur 3 étapes, à refaire leur retard acquis le premier jour. Elles finissent secondes. Les suissesses Gabrielle Gachet et Mireille Richard complètent ce podium girly.

Chez les jeunes, Axelle Mollalet et Lousie Borgnet s’imposent confortablement. Chez les garçons, c’est encore une paire italienne, Nadir Maguet et Stefabo Stradelli qui l’emporte. L’Italie est vraiment la nation du ski-alpinisme!

Ces quatre jours nous ont assurément assurés suspens, spectacle et plaisir. Cela en fut un pour nous de vous accueillir sur notre stand. Ce sont toujours des moments riches de rencontre avec nos clients.

une future coureuse?

Adriano Greco, 5 fois vainqueur de la Pierra Menta entre 1989 et 1994 de passage sur le stand XP

Deux générations de skieurs-alpinistes. Kilian Jornet, Pierre Gignoux et Stéphane Brosse, vainqueurs ensemble en 2001.

Atma Singh (Yogi Tea) en pleine discussion avec Stéphane Brosse

Cette fois-ci William Bon-Mardion et son co-équipier Pietro Lanfranchi n’auront pas laissé la victoire leur échapper pour l’étape la plus mythique de la Pierra Menta. Il tenait à cœur à William Bon-Mardion de gagner ici chez lui.

Seconds aujourd’hui Manfred Reichegger et Lorenzo Holzknecht à 1 min puis 3ème les jeunes Alexis Sevennec et Valentin Favre qui réussissent une très belle épreuve. Matteo Eydallin et Denis Trento prennent la 4ème place.

Au classement général Reicheigger et Holzknecht reprennent la première place avec cette fois-ci 1 min d’avance sur les seconds Eydallin et Trento. Une avance minime au bout de 3 jours de course mais sans doute difficilement récupérable lors de la dernière étape, la plus courte. Néanmoins un retournement de situation est toujours possible.

Bon-Mardion et Lanfranchi conserveront sans  doute leur 3ème place à l’issue de la dernière étape demain, leur avance étant maintenant confortable, plus de 3 min sur les 4ème.

Yannick Buffet du team XP et Yannick Ecoeur finissent 7ème aujourd’hui mais conservent néanmoins leur 6ème place au général. Kilian Jornet et Marc Pinsach grignotent encore quelques places finissant 6ème aujourd’hui. Une belle remontée !

Du côté des féminines, Laetitia Roux et Séverine Pont-Combe emportent une nouvelle fois cette étape après celle d’hier et réduisent leur écart à 5 minutes sur les italiennes toujours premières au général.

Aujourd’hui samedi, c’était le premier jour de la course des jeunes : Axelle Mollaret et Louise Borgnet gagnent cette première étape avec presque 9 min d’avance sur leurs poursuivantes. Chez les garçons, Nadir Maguet et Stefano Stradelli s’imposent.

Demain dernière ligne droite : on souhaite à tous les coureurs de bien finir et particulièrement aux membres de notre team !

Matteo Eydallin bataille

Yannick Buffet

Kilian Jornet

Arrivée de Laetitia Roux et Séverine Pont-Combe

Les jeunes Louise Borgnet et Axelle Mollaret

Photos de Julie Haguet

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